Résumé
Ils ne s’étaient pas vus depuis dix ans, Ni le Père, froid, Ni Sarah la plus petite qui est restée,Ni les trois autres qui sont partis. Pas les jumeaux : Ivan, chômeur invétéré, et Jeanne, animatrice télé. Et bien sûr, pas Guillaume : technocrate brillant, presque tué par balle un jour de novembre, tout juste sorti de l’hôpital… Les voilà réunis autour d’une soupe, dans une de ces vieilles maisons familiales de campagne où l’on apprend à être adulte, à émousser l’amour, à le teinter de peine, de jalousie. Une cuillère, puis deux, puis vingt, et le Père s’effondre, mort. Commence alors entre les quatre enfants un long règlement de comptes, chacun brillant dans sa façon de faire mal, de nier, de se taire. Mais bien vite ces retrouvailles leur échappent. Maintenus là par une force mystérieuse, leur dispute s’émaille de phénomènes surnaturels et magiques, jusqu’au choc quand leur père brutalement se réveille et décide de les entraîner dans un dernier voyage en famille. Les voilà tous les cinq partis pour une percée vers “l’inframonde”, où semblent s’être enfouis les scènes, les délires, les pulsions de leur passé. Dans ce sous-monde au revers du nôtre, se succèdent des épreuves qui leur coûteront leurs faux-semblants, leurs faux-espoirs. Progressivement la fratrie est contrainte à prendre le pouvoir sur l’inframonde, à organiser à l’échelle de l’au- delà ce qu’elle échouait à faire au quotidien
Ce spectacle s’appuie sur une situation banale, un dîner de famille, pour étudier la déroute d’un système social, d’une certaine idée angélique de la France et de l’Europe. Pour un peu et cette fable s’appelait “Synthèse d’un écroulement”, intime et sociétal.
Tout le dispositif scénique est pensé pour favoriser la magie du trucage et l’immersion cinématographique. Au milieu, un plateau rond, isolé de toute coulisse, où ne se trouvent qu’une table à manger et cinq chaises. Autour de cette piste circulaire centrale, quatre gradins dessinent les faces d’un carré dont seul un coin est occupé – c’est là que se trouve le kiosque de la musique où joue tout au long de la pièce un groupe live (guitare, batterie, clavier). Au-dessus de chaque gradin, des écrans panoramiques sont tendus : quatre surfaces de projection qui entourent les spectateurs. Quatre points focaux, pour proposer une expérience à la fois charnelle, numérique et multipolaire.
Distribution
TEXTE & MISE EN SCÈNE – Bertrand de Roffignac
ASSISTANT MISE EN SCÈNE – Angèle Canu
SCÉNOGRAPHIE – Henri-Maria Leutner
LUMIÈRE – Grégoire de Lafond
VIDÉO – Alice Brygo
MAQUILLAGE – ondine Marchal
MUSIQUE & SOUND DESIGN – Mørse, Axel Chemla-Romeu Santos, Jean Galmiche, Baptiste Thiébault
INTERPRETES – Léo Allard, Sarah Brannens, Jade Fortineau, Simon Rembado, Guillaume Gendreau, Baptiste Drouillac, Yuriy Zavalnyouk
ADMINISTRATION – Raphael de Almeida Ferreira
Crédits et Production
Arcadi Île de France, Spedidam, Centquatre-Paris, Maison des Métallos, Le Volapük, Ensad-Paris, Ens-Paris, Psl Reaserch university Paris, JTN, Cirque Electrique
Photographies – Christophe Raynaud de Lage




















