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Je suis un homme
Je suis un homme qui n’a pas de père
Mon père est un chien
Ma mère est enfermée dans sa chambre
Ma mère n’a pas de queue
Je suis né dans un château
Je suis né sur un quai de métro
J’ai faim
J’ai faim et je vais manger vos mains
Un jour ma mère m’a chassé
C’est toi qui as volé ma queue
Un jour j’ai chassé ma mère à coups de carabine
Dans les bois mon père hurle
La funambule est belle
Leurs portraits me font peur
Faune délicieuse et flore limitée
La vérité grince sous les rails
Bébé est cousu dans la bosse
Je travaille dans un cirque
A la fin le château explosera
La vérité se cache sous le pistachier
C’est le judas qui m’a trahi
Je suis un artiste de la faim
Ma langue est un parking

Fils de chien, inspiré de la vie et de l’oeuvre de Vladimir Slepian (1930-1998) est une partition pour un acteur et un musicien. L’expérience scénique met à l’épreuve la solidité et la fragilité d’une parole délivrée par un acteur, confrontée à d’autres médias. Quand une vidéo nous place en un endroit, que le son simultanément est ailleurs, que l’acteur et le plateau organiquement s’accordent pour dessiner une autre piste interprétative : qui croire ? qu’éprouver ? Les pistes sont brouillées, et d’autres possibles s’ouvrent. Fils de chien raconte donc ou prétend raconter la vie d’un homme : une enfance aristocrate, l’exil sur les routes, un naufrage dans la ville, le retour au château, la transformation fantasmée de l’homme en animal. La ligne dramaturgique, offerte comme une énigme au spectateur, navigue entre un univers onirique et de brusques collisions avec le réel connu.

En cours de création

Ils ne s’étaient pas vus depuis dix ans,
Ni le Père, froid,
Ni Sarah la plus petite qui est restée,
Ni les trois autres qui sont partis.
Pas les jumeaux : Ivan, chômeur invétéré,
Et Jeanne, animatrice télé.
Et bien sûr, pas Guillaume : technocrate brillant,
Presque tué par balle un jour de novembre...
Les voilà réunis autour d’une soupe.
Une cuillère, puis deux, puis vingt, et le Père s’effondre, mort.

Commence alors entre les quatre enfants un long règlement de comptes, chacun brillant dans sa façon de faire mal, de nier, de se taire. Maintenus là par une force mystérieuse, leur dispute s’émaille de phénomènes surnaturels et magiques, jusqu’au choc quand leur père brutalement se réveille et décide d’entamer un voyage vers « l’inframonde », où semblent s’être enfouis les scènes, les délires, les pulsions de leur passé.

Texte et Mise en scène
Bertrand de Roffignac
Assistante à la mise en scène
Angèle Canu
Scénographie
Henri-Maria Leutner
Décoratrice vidéo
Alix Sulmont
Lumières
Grégoire Delafond
Vidéo
Alice Brygo
Maquillage
Ondine Marchal
Musique et Sound Design
Mørse,
Axel Chemla-Romeu Santos,
Jean Galmiche,
Baptiste Thiébault
Avec
Léo Allard,
Sarah Brannens,
Jade Fortineau,
Simon Rembado/Baptiste Drouillac
Yuriy Zavalnyouk,
Guillaume Gendreau

L’année 2015 s’est achevée sur un constat très simple : le terrorisme fait partie de nos vies.
Comme une balle logée dans la chair, impossible à retirer. En réponse, notre société se jette dans une recherche effrénée de sécurité aussi dangereuse qu’introuvable.

Comment ne pas oublier l’amour et la justice : c’est de cela dont nous parle Camus dans cette pièce où cinq jeunes gens décident de se sacrifier pour assassiner le symbole du pouvoir despotique. C’est au nom de la vie qu’il faut vivre. Et c’est aussi au nom de la vie parfois que l’on meurt. En ces temps de révolte et d'organisation de la lutte, il faut interroger la violence sous toutes ses formes, penser les attentats du passé et ceux qui viendront inévitablement dans l’avenir pour que la mort ne triomphe jamais. Ce que nous voulons explorer en adaptant Les Justes, c’est l'endroit où s'entrechoquent la puissance de l’idée et la violence de l’action.

Mise en scène
Bertrand de Roffignac

Dramaturgie
Pierre-Angelo Zavaglia et David Fouques

Scénographie
Alix Sulmont

Création Lumière
Henri-Maria Leutner et Samuel Boucher

Création sonore
Morse

Régie son
Axel Chemla-Romeu-Santos

Costumes
Chloé Pernet

Maquillage
Ondine Marchal

Avec
Etienne Bianco,
Jade Fortineau,
David Fouques,
Guillaume Gendreau,
Vladimir Hugot,
Maxime Le Gac-Olanié,
Raphaël Naasz,
Grace Seri
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